Marathon de Biarritz, 4 et 5 juin 2022: “Un parcours entre terre et mer, ludique emmenant le coureur dans un défi personnel relevé”

par Sportagora
Marathon de Biarritz

Zoom sur les coulisses de la 1ere édition du marathon de Biarritz le 4 et 5 juin prochain : 3 courses : Marathon, semi et 12km au programme suite à l’arrêt successif des marathons de Bordeaux et Toulouse, la distance reine n’est plus représentée sous sa forme officielle. Le Biarritz Olympique a relevé le défi de taille de mettre sur pied un marathon en Pays basque Nord le tout en explosant le niveau d’inscrits à un peu moins de 4 mois de sa première édition. Explication atour de ce succès avec le choix du Biarritz Olympique Omnisport de s’entourer d’Extra Sports, une agence lyonnaise spécialisée dans l’événementiel sportif dont la Sainté Lyon, trail majeur du calendrier national.

Entretien croisé avec le référent du BO Thierry Zanon, organisateur du 1er marathon de Biarritz et Romain Houzé, référent de l’évènement chez Extra Sports.

Messieurs, comment est sorti de terre ce projet un peu fou du marathon de Biarritz au profil atypique ?

Thierry Zanon (TZ) : les premières réflexions commencent à dater ! Avec le président de l’Omnisport Jean Louis Salha nous nous sommes interrogés sur les possibilités d’organiser un marathon à Biarritz malgré les dénivelés de la côte. Une place était à prendre dans le calendrier de la course à pied début juin, c’est sur cette date que nous nous sommes engagés dès le départ. À voir l’engouement général autour du projet depuis 3 ans, cela répond, pour le moment, favorablement à notre postulat de départ : oui il y a une attente des coureurs pour de beaux parcours sur la route, et pas forcément plat !

Le Biarritz olympique (BO) a fait le choix de recourir à une agence professionnelle pour l’épauler sur l’organisation. Comment s’est mis en place ce travail à deux entités ?

TZ :Au vu des difficultés des autres marathons en Sud-Ouest, l’événement devait se doter d’entrée d’une certaine stature pour donner satisfaction aux coureurs, convaincre les acteurs locaux et pérenniser la course. La mise sur pied d’un tel projet n’étant pas à prendre à la légère, une équipe composée de 100% de bénévoles nous semblait trop juste. De ce constat a découlé notre rencontre avec Extra Sports par l’intermédiaire du prestataire de chronométrage local et leader sur le marché Njuko. Tout est allé très rapidement. C’était il y a 3 ans déjà.

RH :Effectivement, nous sommes rentrés en relation début 2019 avec le BO pour ce projet de marathon à Biarritz. Le début de la collaboration s’est fait naturellement et en toute confiance malgré la distance, car basé à Lyon. Nous étions prêts pour l’édition 2021 après 1 an et demi de travail. Je tiens à préciser par ailleurs qu’Extra-sport n’est pas l’organisateur du marathon de Biarritz. Nous intervenons en tant que co-producteur de l’évènement via un accompagnement du BO et sur la création de la marque « marathon de Biarritz ».

Justement, quel esprit avez-vous voulu donner à ce marathon ?

RH : Avec notre image extérieure du Pays basque et de Biarritz, nous avons en tête un évènement qui retranscrit un savant mélange d’élégance collant à l’image de Biarritz avec des valeurs associatives et culturelles véhiculées par l’organisateur. Le tout accessible au plus grand nombre.

TZ : j’insiste sur l’ouverture au plus grand nombre ! Pour compléter avec le côté sportif, les participants ne viendront pas chercher un temps, mais un défi. La difficulté du parcours est atypique sur cette distance, mais la tendance est, pour un nombre croissant de coureurs, la recherche d’un challenge entre amis. Et ils vont être servis ! La difficulté technique sera compensée par la beauté du circuit alliant terre et océan ; l’occasion pour les participants d’en prendre plein les yeux et les jambes.

Et le parcours ?

TZ : Il a fallu adapter les distances pour que chaque catégorie de coureur puisse trouver son compte sur ce parcours difficile.  Le profil requiert un certain niveau de préparation, nous pouvons parler d’un marathon atypique qui conviendra aussi aux traileurs !

Que recherchiez-vous mutuellement à travers votre partenariat BO/Extra-Sports ?

TZ : Réduire le niveau de stress !  Le BO cherchait un partenaire professionnel expert de l’événementiel sportif pour gérer entre autres la partie administrative et financière, la communication et la relation commerciale avec les partenaires.

RH : De notre côté chez Extra-sport, nous partons sur notre 1er évènement 100% route. Ce point souligne aussi la confiance de la part du BO envers nos capacités à transférer notre expertise du trail vers la route. Le code de pratique est un peu différent sur le trail, mais les spécificités restent anecdotiques en ce qui concerne la production générale de l’évènement.

Et concernant la recherche de partenaires ?

TZ : Nous entamons la prospection auprès des annonceurs en local pour garder une relation de proximité jusqu’à la partie commerciale qui est déléguée à Romain.

RH : Nous complétons le panel d’annonceurs avec des partenaires nationaux issus du réseau de l’agence.

Comment l’expertise d’Extra sport se traduit auprès du BO ?

TZ : Nous étions en demande d’expertise et d’accompagnement sur 3 points clés :

la communication : sur ce point Extra Sports a boosté la communication en relayant beaucoup d’infos relatives aux inscriptions via son réseau national.Puis sur les partenariats et la logistique qui ne s’inventent pas sur une déclinaison de 3 courses sur un parcours de 42km. Le BO va gérer la partie sécurité du parcours (NDLR : Thierry Zanon est consultant en sécurité via sa société TZ expert sûreté)

Nous profitons également de précieux conseils sur les flux qui vont s’opérer sur le site de départ et le positionnement des signaleurs par exemple.

Romain, tout le monde ou presque connaît le mastodonte de l’événementiel sportif ASO qui organise notamment le Tour de France ou le Marathon de Paris. Comment se positionne à plus petite échelle Extra Sports sur le marché de l’événementiel sportif ?

Avec nos 60.000 dossards vendus sur 12 évènements chaque année, nous sommes, en quelque sorte, les artisans de l’évènementiel par rapport à ASO ! De manière générale, il y a peu d’acteurs dans ce milieu, je dirais 15 structures tout au plus. Au sein d’Extra Sports nous n’avons pas la volonté structurelle d’aller vers un modèle de grosse structure.

Où en sont les inscriptions à l’heure actuelle ?

TZ : À l’heure actuelle, nous avons 6000 inscrits toutes courses confondues dont 2200 sur le marathon.Nous avons bloqué le nombre d’inscrits pour des raisons de sécurité au niveau du village de départ.

Vous attendiez- vous à un tel succès ?

La jauge potentielle annoncée du départ de 3000 -3500 participants me paraissait très pessimiste comparée à d’autres courses comme la Foulée des Festayres partant de Biarritz qui passe allègrement la barre des 6000 dossards chaque été. Par contre, nous tablons désormais sur l’accueil de 10000 participants. Nous allons passer un cap auquel nous ne nous attendions pas ! 

Quelles animations les coureurs et leurs proches retrouveront en marge de la course ?

Les coureurs et visiteurs pourront profiter d’un village sur le plateau d’Aguilera avec des stands partenaires et de restaurations locales. La veille au soir du marathon, les coureurs pourront compter sur une pasta party.Plusieurs animations culturelles avec groupe de musique et danses traditionnelles sont en cours d’étude sur le site. Chaque commune initiera des points d’animations avec bandas, danses afin de créer une ambiance de fête tout au long du parcours.

Thierry pour conclure, quel accueil avez-vous reçu des institutions publiques locales, notamment les communes traversées par le parcours ?

Nous avons reçu une approbation totale des communes et collectivités avec un accueil chaleureux de la part de toutes les communes traversées par le parcours notamment en péri-urbains à Bassussary ou Arcangues par exemple. Même à Bidart où la ville est sollicitée régulièrement pour des animations, la porte reste grande ouverte avec un soutien sans faille des élus. C’est un plaisir indescriptible de voir des gens qui s’impliquent, motivés et prêts à rendre service.  Personnellement, ces relations me font vibrer et j’ai hâte de voir enfin toute la ferveur réunie le jour J.

La première reconnaissance publique aura lieu le 6 mars ouverte à 60 personnes. L’appel à candidatures se fera via le site internet de la course.

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