Dominique Lahirigoyen : “Quand tu es chronométreur, pour le coup tu as la pression !”

par Sportagora
Dominique Lahirigoyen : “Quand tu es chronométreur, pour le coup tu as la pression !”

L’appétence pour les outils numériques
A l’origine, je ne suis pas informaticien. Mais c’est vrai que ces technologies numériques m’intéressent beaucoup. Je ne suis pas geek mais …j’aime bien tout ce qui est à la pointe de l’évolution technologique !
Je suis assez vite autonome dans l’utilisation des logiciels que nous utilisons pour le chronométrage. Ce ne sont pas des outils très répandus dans les usages courants comme des tableurs classiques par exemple. Les interfaces demandent un temps d’appropriation. Je suis parfois en contact avec les concepteurs. Il m’arrive de les solliciter pour faire évoluer les logiciels, les rendre plus facile d’accès ou proposer de nouvelles fonctionnalités.

Les coureurs, l’utilisation des outils numériques
Les coureurs, aujourd’hui, sont très majoritairement des utilisateurs plutôt à l’aise avec les nouvelles technologies. Il reste peut être une histoire de génération, mais la plupart sont même assez fans de tous les outils comme les cardio, les montre GPS, ils téléchargent de nombreuses applications. Ils utilisent régulièrement des logiciels qui gèrent les données des cardio, des sites qui proposent des plans d’entraînement.
Ces outils étaient réservés il y a quelques années à l’élite des compétiteurs, leur usage s’est démocratisé.

La pression sur le chronométreur
Les coureurs sont friands de connaître des données comme leur place, leur temps. Et c’est vrai du premier au dernier de la course. Je suis parfois étonné d’en voir qui arrivent bien loin des premières places et qui en consultant leur chrono sautent de joie : ils ont atteint voire « pulvérisé » l’objectif qu’ils s’étaient assigné !
Quand tu es chronométreur, pour le coup tu as la pression ! La moindre erreur t’est rapportée y compris si elle concerne le 586ème arrivant !
En fait, tu te rends compte qu’il y a une grosse compétition pour les places, les temps. Cette compétition elle est entre coureurs, mais elle n’est pas forcément exacerbée, ou alors ça reste plutôt sympa, de l’ordre du pari entre copains, mais c’est plutôt au niveau individuel, des objectifs que chacun se donne, que ça se joue.

Une fréquentation assidue des réseaux sociaux
Nous sommes dans un milieu qui utilise les réseaux sociaux, Je me rends bien compte aussi qu’au fil des années, les coureurs s’inscrivent de plus en plus aisément sur le site. Ce qui posait problème est devenu une habitude.
Tu as des applications comme « Strava » sur laquelle tu déposes tes traces GPS, tes temps sur tes sorties d’entraînement. C’est plutôt sympa, c’est stimulant aussi ! Tu ne vas pas manquer de te faire chambrer par un copain malveillant qui vient de voir ta perf lors de ta dernière sortie !
Les articles, les interviewes et les conseils sur les réseaux sociaux comme Kapp 10 running semblent aussi intéresser pas mal de monde.

Vous devriez aussi aimer

Laissez un commentaire